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La race de mon chien dit-elle vraiment qui il est ?

28 sept.
2 min de lecture



Lorsque l’on rencontre un chien, sa race est souvent la première chose que l’on remarque. On entend alors facilement : « C’est normal, c’est un chien de chasse », « C’est un chien primitif, il est forcément indépendant » ou encore « Cette race est très énergique ».


Bien sûr, les races ne sont pas apparues par hasard. Certaines caractéristiques ont été sélectionnées au fil du temps et peuvent donner quelques indications sur les besoins ou certaines facilités d’un chien. Mais elles ne suffisent jamais à raconter toute son histoire.


Car derrière une race, il y a avant tout un individu


La race donne des repères, pas toutes les réponses


Deux chiens de la même race peuvent avoir des fonctionnements très différents. L’un peut être très à l’aise avec ses congénères, quand l’autre aura besoin de plus de distance. L’un appréciera les environnements animés, tandis que l’autre se sentira davantage en sécurité dans des sorties calmes et prévisibles.


Certains chiens auront besoin de beaucoup observer avant d’avancer, d’autres auront tendance à agir vite ou à rechercher davantage l’excitation. Ils n’évolueront pas non plus tous au même rythme.


Leur vécu, leur environnement, les expériences qu’ils rencontrent et la façon dont ils sont accompagnés comptent tout autant. C’est aussi pour cela qu’il est difficile de répondre à une difficulté en se basant uniquement sur une étiquette de race.



Observer le chien que l’on a devant soi


Dire d’un chien qu’il est « comme ça parce que c’est un… » peut parfois empêcher de regarder ce qu’il exprime réellement.


Est-il inquiet ? Très stimulé ? Frustré ? Fatigué ? A-t-il besoin de davantage de temps, de distance ou d’un cadre plus clair ? Observer ces éléments permet souvent de mieux comprendre une situation et d’ajuster ce que l’on propose.


Un chien n’a pas forcément envie de rencontrer tous ses congénères parce qu’il appartient à telle race. Il n’est pas non plus nécessairement à l’aise dans un environnement très stimulant, indépendant, sensible au mouvement ou difficile à rappeler uniquement en raison de son type.


Ces éléments peuvent faire partie de son profil, mais ils doivent toujours être replacés dans le contexte de ce qu’il vit et de ce qu’il montre au quotidien.



Accompagner plutôt qu’étiqueter


Prendre en compte l’individualité d’un chien ne veut pas dire ignorer sa race. Elle peut aider à mieux anticiper certains besoins ou certaines sensibilités. Mais elle ne doit pas devenir une explication toute faite à chacun de ses comportements.


En séance, c’est ce regard-là qui est essentiel. Il ne s’agit pas de demander à un chien de correspondre à ce que l’on imagine de sa race, ni de comparer son évolution à celle d’un autre. L’objectif est plutôt d’apprendre à le connaître : observer son langage corporel, son rythme, ses réactions, ses capacités à renoncer ou à récupérer selon les situations.


Chaque chien a ses forces, ses sensibilités et sa propre manière d’évoluer. Prendre le temps de voir le chien derrière la race, c’est déjà commencer à mieux l’accompagner.

 
 
 

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