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Mon chien est difficile à gérer en extérieur : et si l'environnement était en cause ?




Votre chien tire davantage sur sa laisse, surveille tout ce qui bouge, réagit au passage d’un vélo, d’un joggeur ou d’un autre chien ? Il semble parfois ne plus vous entendre, s’agite ou, au contraire, se fige ?

Face à ces comportements, on cherche souvent à savoir comment les faire cesser. Pourtant, avant de s’intéresser au comportement lui-même, une autre question mérite d’être posée : qu’est-ce que votre chien est en train de gérer dans son environnement à ce moment-là ?




Un même chien peut être très différent selon l’environnement


Un chien peut se montrer détendu et disponible lors d’une promenade en forêt ou dans les champs, puis rencontrer beaucoup plus de difficultés quelques heures plus tard dans une rue fréquentée.

Pourtant, c’est bien le même chien.

Ce qui a changé, c’est tout ce qui l’entoure : les bruits, les mouvements, la proximité avec les personnes ou les autres chiens, les voitures, les vélos, les odeurs, les éléments nouveaux ou imprévisibles…


Tous les chiens ne perçoivent pas ces informations de la même manière et n’ont pas les mêmes capacités à les gérer.


Certains vont rapidement surveiller leur environnement. D’autres vont accélérer, tirer davantage, avoir du mal à rester en place ou chercher à aller vers tout ce qu’ils voient. D’autres encore peuvent ralentir, se figer ou chercher à s’éloigner.

C’est pourquoi observer uniquement le comportement visible ne suffit pas toujours à comprendre ce qui se passe.




Quand l’environnement demande trop au chien


Lorsqu’un chien rencontre une difficulté en extérieur, nous avons facilement tendance à lui demander davantage : revenir vers nous, arrêter de tirer, ignorer ce qui passe, continuer à avancer…

Mais est-il encore réellement disponible pour répondre à ces demandes ?


Plus l’environnement devient difficile à gérer pour lui, plus ses capacités peuvent diminuer. Il devient alors important de savoir reconnaître les premiers changements dans son comportement et son langage corporel, plutôt que d’attendre qu’il soit complètement dépassé par la situation.

La distance avec ce qui le préoccupe, la durée passée dans cet environnement ou encore l’accumulation des stimulations au cours de la promenade peuvent faire une réelle différence.


L’objectif n’est donc pas simplement d’obtenir un comportement, mais de proposer quelque chose que le chien est encore capable de gérer à cet instant. Une promenade courte peut parfois être très fatigante car la fatigue d’un chien ne dépend pas uniquement du nombre de kilomètres parcourus.


Pour certains chiens, vingt minutes passées dans un environnement très stimulant peuvent demander beaucoup plus qu’une longue promenade dans un endroit calme.

Observer, analyser les mouvements autour de soi, gérer la proximité d’autres chiens, entendre des bruits inhabituels ou rester attentif à tout ce qui se passe représente également un effort.

Cette fatigue peut d’ailleurs évoluer au fil de la sortie. Un chien qui semblait relativement disponible au départ peut progressivement devenir plus agité, plus réactif ou avoir davantage de difficultés à répondre.


Ce n’est donc pas uniquement où l’on promène son chien qui compte, mais également combien de temps il est capable de gérer cet environnement.




Laisser aussi au chien le temps d’observer


Nous avons parfois tellement l’habitude d’être en mouvement pendant une promenade que nous oublions qu’il peut être intéressant de simplement s’arrêter.

Observer à distance, prendre des informations et comprendre ce qui se passe autour de lui fait aussi partie de la découverte de l’environnement.

Selon le chien, ralentir, augmenter certaines distances ou prévoir des moments dans des endroits moins stimulants peut permettre de retrouver davantage de disponibilité.


Cela ne signifie pas qu’il faudra systématiquement éviter tout ce qui est difficile. Il s’agit plutôt de trouver un équilibre entre ce que l’on souhaite faire découvrir ou travailler avec son chien et ce qu’il est actuellement capable de gérer.




Observer avant de chercher à corriger


Un chien qui tire, aboie, s’agite, se fige ou cherche à faire éloigner quelque chose nous donne avant tout une information.

Avant de chercher à supprimer ce comportement, il est intéressant de comprendre dans quel contexte il apparaît, ce qui le déclenche et comment le chien évolue au cours de la situation.


C’est notamment ce que j’observe lors de mes accompagnements : deux chiens présentant extérieurement un comportement assez similaire peuvent avoir des fonctionnements et des difficultés très différents.

Il n’existe donc pas une réponse unique applicable à tous.




Prendre en compte l’environnement, les besoins du chien, son langage corporel, son quotidien et ses capacités du moment permet de proposer un accompagnement réellement adapté à l’individu que l’on a devant soi.

 
 
 

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